vendredi 1 mai 2015

Printemps et renouveau...

Quand les premiers beaux jours du printemps arrivent, il me semble toujours que je me sens revivre. Mon cerveau entre en ébullition  (même s'il n'arrête jamais vraiment de l'être) et j'ai mille et une idées qui émergent.  Imaginez cette année, alors que je suis en pause professionnelle !  Pause est un bien grand mot.  Je ne suis pas présente physiquement à l'école.  Mais je continue, plus que jamais, de me tenir au courant des tendances pédagogiques et didactiques.  Et j'adore ça !  En septembre, je serai plus que prête à entamer un changement majeur dans ma pratique d'enseignante.

D'abord, je poursuis ma formation iClasse.  Cette fin de semaine, je débuterai le troisième bloc de quatre de cette formation qui est tellement riche en apprentissages !  C'est incroyable à quel point cette formation me rejoint.  Elle me permet de commencer à mettre en oeuvre le changement que je voulais entreprendre depuis quelques années, mais pour lequel je ne savais pas par où et par quoi commencer. Une classe pédagogiquement active, autant du côté du prof que des élèves.  Des élèves engagés dans leurs apprentissages.  L'intégration des TIC comme soutien à l'apprentissage et à l'enseignement.  Une classe plus "démocratique".  C'est ça la vision de la iClasse et ce à quoi j'aspire.  Profondément. Urgemment.

Aussi, hier, des enseignants, des conseillers pédagogiques et des directeurs que je côtoie virtuellement via Twitter, ont lancé un manifeste pour une "pédagogie active, renouvelée et contemporaine".  Une lecture rafraîchissante à souhait, motivante et inspirante.  Je la conseille à tous mes collègues.  D'entrée de jeu, on y mentionne, entre autres, que pour les élèves qui entreront au secondaire en septembre 2015,  les professions qu'ils exerceront à la fin de leur scolarité n'existent pour la plupart pas encore... Incroyable non ?  Il faut donc amorcer un changement.  Pour cela, il faut devenir des "casseurs d'opinions négatives" comme ils le disent si bien.  Le monde de l'éducation est un milieu réfractaire au changement.  Et présentement, il ne correspond pas au monde réel des élèves.  Il faut donc changer nos façons de faire.  L'enseignant n'a plus le monopole du savoir.  Tout est "googlable" maintenant.  L'enseignant doit devenir un guide dans les apprentissages des élèves.   Lisez le, ça en vaut vraiment la peine.  Et moi, même si je risque d'être confrontée à des opinions contraires, j'embarque à 100 % dans cette vision de l'éducation en profonde mutation.  Je suis heureuse que des personnes aient eu cette belle initiative.  Elle apporte un vent de fraîcheur en cette période plutôt austère...

Enfin, j'ai découvert dans les dernières semaines, les discussions pédagogiques sur Twitter: #EduSec (pour les enseignants du secondaire) et #EduPrim pour ceux du primaire.  Les discussions qui s'y déroulent sont drôlement enrichissantes et me permettent même de créer des contacts avec des enseignants un peu partout au Québec.  J'ai déjà quelques projets en tête à faire en collaboration avec certains de ces enseignants dès septembre.  On fait tomber les murs de la classe pour s'ouvrir sur le monde !

Voilà!  Je déborde d'enthousiasme... Vive le printemps !  Mais là mon panier de lavage m'appelle...


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